6 janv. 2015

Un bonheur immaculé

Pardonnez mes oncles tout caca et quelques peu désirables sur la photographie, jsuis du genre à écailler mon verni. Pour le style french manicure inversée qui apparait sur mon pouce, c'est une création du temps qui passe.


Tout d'abord, je vous souhaite une très bonne année. Je ne vais pas parler ici de résolutions, je n'y ai jamais cru, personne ne s'y tient vraiment au fond; Nul n'a besoin d'une date pour décider d'arrêter ou de commencer quelque chose. Faut juste le vouloir, par des envies ou des déclics. Il serait faible de compter sur quelque chose d'autre que soi. Et puis ensuite, on s'y tient ou non, ça, ça ne dépend que de nous. Passer d'une année à une autre peut ensuite nous aider alors psychologiquement à passer d'un stade à un autre, mais non en termes d'obligation par rapport à une date. Ce que je veux dire ici c'est que "ce n'est pas parce que nous sommes maintenant en 2015 que je dois aboutir à des changements liés au passage d'une nouvelle année." Ce changement d'année peut me servir alors à clore un chapitre, psychologiquement, parce que j'en ai eu l'envie avant. Presque comme si on changeait de dimension, imagement. Et qu'on pouvait alors véridiquement mettre en pratique notre recette du bonheur (ou non), telle on l'a choisie ou trouvée. En fait, nous accordons tellement d'importance aux dates, je pense, qu'une nouvelle année peut nous aider à aller de l'avant, alors que ce ne sont que des jours, identiques, en soi. Elle est comme un checkpoint d'une course d'un de vos jeux vidéos. On se dit que ce qui est derrière est bel et bien derrière. De là l'image d'une autre "dimension".

J'ai lu sur Marietudors que "même si nous sommes une masse de rouages liés les uns aux autres, notre individualisme nous pousse bien à rechercher quelque chose. Globalement, c’est la même histoire pour tout le monde : être heureux, s’accomplir quoi." "Les moyens pour y arriver diffèrent juste. Là, c’est le moment de rappeler que la plupart des gens se plantent en recherchant le bonheur. Le bonheur EST le chemin, il n’est pas l’objectif."
Je ne crois pas en l'accomplissement personnel (final - pyramide de Maslow). On arrive pas un jour en se disant, ça y est j'ai tout fait, tout ce que je devais faire pour être heureux, m'épanouir. Et parce qu'on aime être frustré jpense au fond. Qu'on a besoin d'ces montées et descentes. Le bonheur n'est pas un but, le bonheur peut apparaître, peut être trouvé, grâce à des petites et grandes choses qu'entoure nos vies. Un simple sourire, un simple regard, une promotion, la vue d'un film, une réussite, des souvenirs.. Nous le recherchons désespérément. En finissant parfois par essayer de le créer, futilement. Vous pourriez aussi vous tromper sur votre bonheur. Et pourtant, il nous fait de l'oeil si souvent. Je pense que le réel bonheur vous éclate en pleine face au moment où vous vous y attendez le moins. Il n'est pas prémédité. Bien sûr, vous allez me dire qu'à un évènement organisé avec vos proches, vos amis, vous avez passé une si belle soirée, à rire, à vous remémorer vos histoires, qu'il était donc bel et bien prévu d'être heureux (tous ensemble). Or c'est ici que vous vous trompez. Ce bonheur que vous pourriez resentir (car cette soirée pourrait mal se passer), ne sera jamais vraiment pareil que celui votre voisin, et pourrait même ne pas exister, et quand bien même était-il à la même soirée, là à parler de la même chose que vous, au même moment, avec les mêmes personnes. Il pourrait juste être content. Vous aussi. Et pourtant c'est déjà tellement. A croire qu'on tire tous la gueule en permanence, que décrocher un (vrai) sourire devient de l'ordre du divin. Trève de plaisanterie. Votre bonheur pourra alors passer par une musique avec en arrière plan des personnes qui comptent réellement à vos yeux, juste en vue de les voir ensemble. Il pourrait passer par un verre qui éclate en mille morceaux par terre, vous rappelant un moment. Par la pensée de quelqu'un, son image, se qu'il représentait pour vous. Par une force. Ou tout aussi après un grand ménage de votre appartement, lorsqu'enfin c'est fini et que vous vous asseyez tout content en profitant de votre cher interieur à vous. Peu importe. Le bonheur est une notion abstraite, il est éphémere et pourtant se renouvelle continuellement. Il est personnel. Votre bonheur vous est propre. Votre bonheur ne sera peut être pas dû au fait de cette soirée, il pourrait se pointer alors que vous êtes malades cloués au lit complètement sonnés parce que vous avez pris froid en rentrant de cette fameuse soirée. Et pourtant vous tiriez vraiment la gueule avec vos 38 de fièvre. A quoi bon comprendre? Bien evidemment nous faisons des choses car pour le plus souvent elles nous plaisent, pour nous faire du bien, mais rien d'autre ne se cache derrière qu'un plaisir instantané. Le bonheur arrive ensuite, ou non. Vous ne faites pas les choses pour être heureux (serait-ce une forme d'égoisme?), mais parce qu'en les faisant elle vous rende heureux. Même si ce bonheur n'est, toujours pas, prédéterminé. C'est ceci qui est paradoxal.
Et en ayant déterminé ce que nous voulions, par ce qui nous rend heureux, comme trouver une stabilité, un épanouissement, peut être éphémères, et si abstraits en fonction des mentalités, une sécurité, un bien-être.. nous pourrions alors choisir, sans dates ni horraires, quel chemin entreprendre. Sans pour autant savoir où il nous menera.


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