20 juin 2017

Un weekend à Barcelone


18h25. Je finis dans 5min le taff chez WBA. Ma valise est prête, posée devant moi près de la porte, de l'autre côté de mon bureau ; je sautille de joie intérieurement. J'ai deux heures pour atteindre mon avion, easy. Je suis tout près du Canal de l'Ourcq, non loin de Gare de l'Est, qui m'amènera ensuite à Gare du Nord pour prendre le RER et arriver à Charles de Gaulle plutôt rapidement.. Juste le temps d'aller déguster un verre de Rosé #Lou avant de m'enfourner (oui c'est le mot) dans cette ligne infinie de presque 45min d'insuffisance respiratoire..

Je n'ai jamais encore mis les pieds à Barcelone - l'Espagne j'ai fait, mais juste le coeur de l'Andalousie et ses bordures de plages où la chaleur monte jusqu'à aller même se cacher dans l'ombre - et ici, je partais avec un léger apriori.. On m'avait souvent vendu cette ville comme une ville jeune et beaucoup trop touristique, où l'alcool coule à flot et où ses bouteilles à moitié vides trainassent sur les vagues Catalanes. Une ville où la foule brouhahasse les parterres, bouscule et asphyxie.

Nous sommes partis à 9, dans un très grand et beau appartement, au coeur de Barcelone, dans le quartier du Barri Gotic (quartier Gothique) ; à priori le plus beau quartier. Celui où l'on retrouve une architecture magnifique et ancienne, où les pavés martèlent les sols, où les habitations les unes sur les autres apportent une certaine beauté enivrante, par des murs qui semblent s'enfoncer et tomber presque sur vous, tel l'entrée d'une grotte tout droite sortie d'un paysage de Bonifacio.

Je suis partie quatre jours, oui peu, mais disons que.. je n'avais pas trop le choix, l'event du Plaza Havana commençant la veille, je ne pouvais alors pas partir avant. Arrivée un jeudi, partie un dimanche. Sortie de l'aéroport, 23h.. C'est une chaleur étouffante et lourde qui a fait ma rencontre, m'explosant en pleine tronche. J'ai pris la navette pour m'arrêter au terminus : Plaça de Catalunya - clim à fond (oui j'ai remarqué que c'était partout : bus, taxi, métro..), mais personnellement je suis plus froid que chaud donc cela ne m'a pas vraiment dérangée. À noter qu'un ami en a même perdu la voix avec ce changement soudain entre froid, enfin gèle, et sauna. À travers la vitre, j'ai découvert un paysage plutôt chaleureux la nuit, ça m'a fait un peu penser à des grandes villes du Sud de l'Espagne, vides et calmes. Des longues rues et boulevards, avec pas grands choses en termes de cafés, bars et restaurants, mais plusieurs petits groupes de personnes, marchant le long de ces allées ou parfois assis pour prendre une bière. Un long fleuve tranquille. Puis soudain, la ville. La grande ville. Le monde d'un coup, les lumières, les spots, les boutiques, les superettes ouvertes 24 sur 24. Je voyais la chaleur sur les gens, presque l'humidité de la ville, sur leurs peaux, leurs visages, leurs fronts. Les portes s'ouvrent, je demande alors en anglais aux quatre personnes descendant aussi si nous étions bien au terminus (moi ne comprenant pas un mot d'espagnol, LV2 allemand yes) en commençant de loin et par habitude avec un "scuzez moi", un mec me répond "oui c'est bien là, c'est Catalunya". Ah ok grillée, un français. Dit donc, c'est le 6ème en même pas une heure. Pourtant j'avais sorti mon plus bel accent, faut dire que j'étais un petit peu en panique, seule dans celle ville immense, encore jamais présentées face à face. Aurel m'attend, on descend La Rambla, avenue emblématique de Barcelone et je dirais même la plus touristique, on se croyait à St Michel où les stores vendent leurs tours Eiffel en acier, leur cendriers et portes-clés décorés aux couleurs criantes de la ville. Du monde, des jeunes à n'en plus finir, qui sortent, qui attendent des taxis, des bus.. Ça marche dans tous les sens. Ca vit quoi, à fond même. On arrive Place de la Boqueria puis on prend une petite rue, Carrer de la Boqueria, un paysage différent se fait alors. Place à des petites rues et ruelles légèrement étroites qui paraissent infinies de loin, on est enfin dans le Quartier Gothique, ça se voit tout de suite. Des petits hôtels, restaurants typiques, tapas, loin des prix touristiques et attrapes touristes, des boutiques, ici fermées, et ces fameuses superettes 24/24 - des sortes de mini Franprix. On tourne Carrer d'en Rauric, notre rue. Je vois alors pleins de sacs poubelles aux entrées de chaque appartement, ça faisait assez ruelle sordide, j'avoues que sur le coup j'ai eu une hésitation (..c'est bien là, Aurel?). Des tags sur les portes, des portes en métal, certaines d'une architecture renversante avec clous et devantures en bois, un mélange soudain et plutôt sympa. "Oui oui, c'est bien ici, t'inquiète moi aussi j'ai eu cette impression et cette question : on s'est foutu de notre gueule avec les photos de l'appart?". On entre.. et je découvre alors Poudlard, des escaliers dans tous les sens, en pierre, vraiment beaux. Et puis l'appart.. et la clique !




Je l'ai joué tranquille le premier soir. Après une bonne douche, je suis partie à l'aventure seule me chercher quelque chose à me mettre sous la dent avant d'aller m'envoler dans un sommeil profond, épuisée du voyage, de la chaleur et de ma semaine. À peine sortie, en mini short Abercrombie (franchement yavait pas plus court, mais si j'avais pu y aller à poils je l'aurais fait et je crois que même ma propre peau m'aurait dérangée), j'ai senti mon front brûler, puis mes cheveux sécher comme si j'avais allumé un sèche-cheveux au dessus de ma tête, et ce, même avec l'humidité de Barcelone. J'avais repéré une sorte de bakery sur le chemin, plutôt appétissante, je crois même que c'était son vrai nom déposé. Je commande un sandwich, banal mais plutôt attractif pour un soir où la flemme et la fatigue interviennent par coups.. "Five euros please". Whaaaaat? Je cherche dans la vitrine, puis je remarque qu'il n'y a pas de prix, nul part. Putain. Voilà, (comment), j'ai compris que c'était la rue touristique. À la tête du client comme on dit.

En m'endormant je n'ai pas eu de mal à foncer tout droit dans les nuages d'un rêve. Bizarrement la nuit, à partir de 3h, il fait bon, on dort bien, la chaleur n'est pas suffocante, on y sent même un petit vent frai. J'ai même pris le drap et la couette, une jambe juste à l'air, mais vous connaissez les bails;)

O.K. J'ai omis de préciser que je me suis perdue en rentrant à l'appart, je suis restée vingt minutes à défiler dans la rue que je pensais être la bonne, à chercher le trou d'une serrure, me souvenant d'une porte tagguée, mais faut dire qu'elles l'étaient toutes en fait.. à 2h du mat, nobody dans la street.


En fait, c'était la rue d'après. Coup de panique (je vous raconte pas avec la chaleur à quoi je ressemblais), extrait de la story éprouvante que j'ai eue « J'arrive pas à rentrer, ya pas de serrure sur la porte ! » Conversation assez mythique par texto, ouai ouai, la peur fait parler autrement.


La dernière est "magique" je cite les principaux intéréssés.


Le lendemain, le groupe qui était déjà là depuis deux jours pionçait ; les petiots, peur d'en perdre une goutte, étaient sortis et rentrés à l'aube. Je me suis installée sur la terrasse et j'ai brulé, ah le soleil.. Bronzer, fermer les yeux, sentir le soleil caresser la peau, j'en avais tellement besoin, je souriais. Parfois j'en voyais un ou deux, puis ils allaient se recoucher. C'était l'auberge Espagnole, comme on les aime. Chacun vit et puis on se retrouve. Au bout de deux heures, requinquée, et le reste du groupe étant arrivé vers midi, on s'est chauffés à quatre pour sortir et aller à la plage en début d'aprèm. Découvrir la ville avant de courir au Sonar, profiter, voir autre chose quoi. Et là encore une fois, changement de décors. La rue et ses parallèles que j'avais vues la nuit me paraissaient complètement inconnues, la lumière avait tout changé. Les gens n'étaient plus les mêmes, les boutiques étaient toutes ouvertes et arboraient leurs produits dignement, les gens faisaient la queues pour un plat veggie et autres trucs hipster qui dans deux ans seront devenus autre chose, sûrement des plats au cactus parce que ça aura été décrété stylé ; les tapas traditionnelles presque délaissées.

On longe le Port de Barcelone via le Passeig de Colom sur une très grande allée. On y découvre au fur et à mesure des catamarans, des voiliers, tous majestueux, comme un détour à Nice. Puis d'un coup, un port plus... blingbling.





Je me souviens avoir pensé directement à un autre moment, il y a trois ans, lorsque j'étais arrivée au Gotha, pour la première fois, à Cannes. J'avais vu ces ferrari rouges disposées à l'entrée. Ici, c'était un club privé, donnant sur les Yachts. Avec ses ferrari et ses maserati.. toutes délicatement disposées au regard d'autrui, en ligne, bordant le club. Le OneOcean Club, un club privé de luxe qui permet l’accueil de super-yachts dans les eaux de la capitale Catalane, un restaurant où l'on peut diner si l'on est membre. Un truc à moitié business qui fait pensé fort à la French Riviera, en plein milieu d'un Barcelone qui n'en a pas l'air comme ça.

L'architecture Gothique a disparue, laissant place au quartier de la Barceloneta, celui de la plage et du port. On y voit des grands appartements, des espaces plus grands dans les rues, ça fait un peu penser à Marseille dans le centre, ou Juan les Pins près de la plage (ouai désolée j'abuse avec la Côte d'Azur haha). Ca reste mignon, coloré. On est plus dans les pavés et la pierre brute, mais dans un défilé de couleurs jaune, rose, presque provençal. Des tuktuk un peu partout, qui traversent sur les passages piétons, des mecs qui font des bulles géantes de savons par dizaines en même temps (on a grave kiffé, comme des enfants), des mecs à la sauvette.. Puis, la plage. Noire de monde, on trouve quand même une grande place, on est plus ou moins les uns sur les autres. Un apéro géant, les gens boivent, bronzent, écoutent de la musique.. Des hommes et des femmes essayent de vendre a peu près n'importe quoi à la foule qui s'étale sur la plage.


"Mojito, mojito, mojitooo..!", "Massage, massage, massageeee..?",
"Pashminaaa, pashmina, pashminaaa..?"


Le troisième jour, c'était devenu bien lourd. Les mecs des mojito faisaient croire aux gens que leurs boissons à la mixture verte fluo qu'ils tenaient dans un plateau fait en carton style marché, venaient du bar à côté, et que du coup c'était beaucoup moins cher vu qu'on était pas sur place, brf qu'il fallait vraiment en profiter quoi, ventes privées de ouf ouhloulou! Le pire c'est que ça se vendait. Je ne sais pas ce que les gens ont dans la tête parfois, un mec se ballade avec des verres à l'intérieur encore inconnu et non vérifié, baladés au soleil, mais oui, on prend, of course.. L'eau est bonne, au fur et à mesure de la fin d'après-midi, d'autres places se laissent apercevoir, petit à petit. J'ai remarqué la seconde fois, le samedi après-midi, que personne n'avait de bracelet Sonar ; mais à voir les pancartes et affiches dans la ville, Barcelone ne manque pas de bonnes soirées.. (et pour cent euros de moins) Pour exemple, la Fact OFF Week pour la Figure Night, qui présentait, dans la même soirée : Len Faki, DVS1, Kink, Roman Poncet, Traumer..

19h, laisse place à un apéro Ice-Bag au soleil couchant peu à peu, avec les derniers restant sur le sable qui devient froid et frai sous les pieds. On rentre doucement, on s'arrête sur des spectacles de rue, sur les grandes places ; des mecs qui dansent (purée ils étaient forts), puis la musique s'arrête, un des gars tire son chapeau, lance une phrase en espagnol qui, pour le coup je l'ai comprise par l'intonation et ce qui a suivi.. Dans une rapidité incontestable, la foule qui s'était mise en masse autour d'eux, les encerclant, s'est fondue en a peu près une seconde. On aurait cru que les flics étaient arrivés et avaient crié au "dé-rassemblement", en brandissant des armes pour que ça aille plus vite. Les gens limite couraient et allaient dans des directions adjacentes, n'importe comment, on aurait dit qu'il fallait juste fuir. Éviter la quête, à tout prix. Même à Paris j'avais jamais vu ça. Cette foule, qui les avait encouragés, applaudit, avait décidé de faire l'autruche dès qu'elle ne pouvait plus en profiter pour elle-même.

Le matin, en revenant du Sonar, la plage a un tout autre décor différent. Elle est calme, vide, quelques personnes sont allongées silencieusement, lisent, écoutent le bruit des vagues. Un groupe ou deux de jeunes débutent et finissent une after tranquillement près de la mer, s'endormant quelques minutes sur leurs serviettes, profitant de cet instant, maybe le dernier d'un séjour. C'est calme, ça change. La foule dort et n'agresse plus les ruelles de son brouhaha incessant. Le soleil est doux, la vie, belle. Ca donne envie de rester ou de repartir dans quelques jours, après un retour à Paris.





Non je n'ai pas visité Barcelone et ses monuments, les trucs touristiques que l'on voit partout dans les blogs et leurs articles "une semaine à Barcelone" ou encore.. "un weekend à Barcelone". J'ai visité et arpenté le Barcelone qui m'a tendu la main. Celui qui, au premier regard, m'a bouleversée. Son quartier Gothique et ses ruelles médiévales escarpées.

J'ai adoré me balader, découvrir toutes ses petites et grandes places presque secrètes. La Plaça Reial, la Plaça de Sant Miquel, la Plaça de la Veronica (photo ci-dessous).. Des places typiques d’Espagne : silencieuses, avec un petit restaurant et ses petites tablées à l'ombre disposées, une fontaine, des commerces et ses autres petits restaurants dissimulés en fines antres tout autour, des arcades de style classique, des murs colorés aux dessins bluffants et moyenâgeux. La Carrer D'Avinyo, ohlala, j'aurais voulu avoir le temps de la découvrir plus en profondeur.. Une rue commerçante, remplit de petites boutiques de jeunes créateurs, de friperies extravagantes à l'espagnole, des jupes et robes des années 50 et 60, à pois, génialissimes et introuvables ailleurs. Vous y découvrirez aussi de nombreuses ruelles taguées, parfois de slogans dénonçant les troubles politiques du pays.





En revenant de Barceloneta, nous n'avons plus repris les grandes artères. Et même si la dizaine de mîmes tous plus excentriques les uns que les autres donnent de la vie à Las Ramblas, on prend les touristes vraiment pour des pigeons. Les boutiques de souvenirs sont exactement les mêmes et il n'y a rien de très dépaysant. J'ai d'ailleurs retrouvé la Bakery, celle qui m'avait douillée farouchement lors de mon premier soir. Du moins ici, une autre. En fait, ce n'était rien de plus qu'une autre firme touristique.. À chaque voyage, pour rentrer à l'appart, nous essayions de nous engorger de nouvelles petites rues et ruelles du quartier Gothique. Même si, ok, c'était aussi plus rapide, parce que la première fois, nous avions fait un détour pour rejoindre la plage, parce que l'on ne connaissait pas la ville et juste que les grands axes repérés en amont. Et qu'on s'était dit que forcément, en longeant, on arriverait à l'eau.

Errant dans le cœur animé de Barcelone, dans ses rues mystérieuses, passé toutes les offrandes de délicieux tapas, et regardant à travers les vitrines alléchantes, la plupart des voyageurs n'ont aucune idée qu'ils passent par l'une des sections les plus fascinantes et historiques de la ville.. El Call est l'ancien quartier juif de la capitale Catalane, où anciens signes hébreux et gravures arborent discrètement la rue et ses façades et où se dissimule la plus ancienne Synagogue d'Europe. Entre la Carrer de Ferran et la Carrer de Jaume I se trouve le Barrio del Call : il s'agit du quartier juif médiéval, un des plus prospères de la ville à partir du XIIème siècle et jusqu'à ce que l'Espagne expulse les Juifs du pays. De nos jours, il s'agit d'un des endroits qui a le plus de charme, et pas seulement dans le Quartier Gothique, mais bien dans tout Barcelone. Une des grandes raisons est due au fait qu'il conserve presque au complet sa structure d'origine, avec un authentique symbol : l'ancienne Synagogue de Barcelone, Carrer de Marlet (à voir aussi : Carrer de la Fruita).

Nos papilles gustatives ont été sollicités mainte fois, à commencer par les énormes tentacules de poulpes qui nous faisaient de l'oeil à travers les vitrines du restaurant Pulperia Patatas Bravas - Bar Celta Pulperia, Carrer de Simó Oller. On peut déguster un poulpe sur un siège au bar - face à leur bac glacé, où ces monstres aux tentacules gigantesques attendent d'être délectés côte à côte avec des croquetas et patatas - ou tout simplement à table. Il faut dire que depuis l’extérieur l’établissement ne paye pas de mine, mais les apparences sont parfois trompeuses.. Situé dans cette petite ruelle, à deux pas du port, perpendiculaire au Passeig de Colomb, le restaurant semble être plus visité par les locaux que par les touristes. Une décoration très simple, à la bonne franquette, qui donne un restaurant excellent. Il y a aussi le Restaurant Ciudad Condal sur la Rambla de Catalunya, un vrai régal et véritable institution à Barcelone. Locaux et touristes s'entremêlent dans ce cadre moderne et tout à la fois authentique par ses tapas (photo ci-dessous). Et si vous choisissez le bar pour vous installer, vous y verrez un vrai show fait par les serveurs lors des préparations des tapas.





Les deux quartiers qui bordent le Barri Gotic sont El Born et El Raval. Ce dernier, se trouve de l'autre côté de Las Ramblas ; souvent qualifié de "dangereux" par la prostitution et la drogue que l'on peut y voir et y discerner dans ses rues - un genre de Pigalle de Barcelone - il reste néanmoins l'un des quartiers où l'art contemporain et où variété de cultures et de populations le rendent de loin l'un des plus intéressants quartiers de Barcelone. Aujourd’hui, cette image crapuleuse que la municipalité espère changer lui colle encore à la peau, mais il est devenu maintenant à la fois un endroit grunge et branché. On y vient pour son Mercat de la Boqueria, ses deux superbes centres d’art contemporain - dont le Musée d'Art Contemporain de Barcelone (le MACBA) et le Museum of Illusions - et ses rues animées bordées de boutiques, restaurants et cafés pittoresques. Quartier général des skateurs, c’est la nuit que le quartier révèle son vrai visage, avec ses clubs et bars à l’ancienne, excentriques et branchés. Mais ses habitants m'ont dit ne s'être jamais senti en danger dans celui-ci.


La meilleure façon d’explorer Barcelone est d’une façon démodée, à croire - errer dans les rues à pavées étroites, s’y perdre et y rencontrer ses habitants.


J’ai beaucoup lu et vu sur divers forums et blogs que le Français était mal vu et mal accepté en Espagne, à Barcelone, où le tourisme pullule et marque une hausse dans les logements des habitants, où les jeunes touristes sont réputés auprès des locaux pour faire du bruit tard le soir dans un vacarme persistant tout en se moquant des habitants y vivants et y dormants. Que pas mal de Français racontaient leurs désillusions sur Barcelone et où presque tous les espagnols de la ville les auraient mal choyés. Pourtant, de mon côté, à chaque fois que l’on disait « From Paris, France » les regards étaient tout d’un coup joviaux et émerveillés, « Ah Paris !! ». Je peux comprendre le ras-le-bol des habitants qui doivent souvent supporter les abus des touristes. Face au bas prix de l'alcool, l'esprit de vacances, la prostitution.. Ce que le riverain voit, et c'est normal, c'est les bagarres, les excès de confiance.. Même si heureusement je n'ai rien vu de tout ça, mais quatre jours, ce n'est rien sur 365.

Les espagnols parlent très bien l’anglais, du moins les jeunes, et à chaque fois les rencontres étaient pleines d’intérêts, je veux dire, pas ici d’intérêts cachés, mais de réels intérêts : les gens nous parlaient, nous posaient des questions, nous demandaient ce que nous avions aimé, où nous étions sortis, pour parler ensuite et réagir, rebondir sur ce que l’on leur disait. Il est vrai que plusieurs fois j’ai dû répéter « No hablar espanol », parce que apparemment, parler une autre langue c’est chiant et qu’on n’a pas envie, mais bon, au bout de la troisième fois, ça passait, on se comprenait, parfois sans anglais, avec des mimiques, des gestes, des mots. Les seuls « mal aimables » que j'ai pu voir, c’était dans les commerces touristiques, alors que les superettes, elles, de ruelles et de quartiers, dévoilent des espagnols adorables, polis et souriants, même blagueurs qui préviennent les touristes de faire attention à certaines choses. J’ai découvert des gens vraiment fun, ni prise-de-tête lorsque l’on passe devant eux (en taquinant) au bar, qui rigolent lorsque l’on dit « sorry i’m french » dérisoirement (ouai parfois faut aussi pouvoir le faire). Peut-être est-ce l’époque du Sonar qui change tout, j’en sais rien.. Je pense que c’est aussi la façon de voir les choses, de ressentir et de les amener à l’autre qui diffère tout. Le sourire, le vrai du moins, n’est-ce pas la clé.. ?


Qu'en est-il du Sonar.. ? haha, je me doute bien que vous vous posez la question. Un vendredi soir sans plus mais un samedi vraiment high level ! Peu de photos démontre que nous avons préféré la musique à l'électronique, je vous laisse en juger par vous même si vous le faite un jour.. xx


© Photographies Louise AVRIL
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