27 sept. 2018

Tulum et ses Multiples Rivages Terrestres, un Village de Pêcheurs aux Airs Bohème..


Perchée sur une falaise au-dessus de la mer des Caraïbes, Tulum, est un petit village de pêcheurs de l'État de Quintana Roo. Bordé par ses eaux turquoises d’un côté, et la jungle de l’autre, cet endroit prisé attire autant la jet-set bohème que les aventuriers, amateurs de nature. En effet, après avoir longuement arpenté ses rues, une âme bohème y est insufflée, avec, pour toile de fond, le mystère et tout un héritage d'anciennes cités mayas. Des ruines éparses, des boutiques-hôtels, des bazars hippie-chic, une végétation luxuriante et des piscines naturelles, appelées cénotes, des bars boho, des concerts acoustiques.. s’égrènent tout autour de ce petit paradis, disposé à l’Est de la Péninsule du Yucatán.

Attrapes rêves, hamacs, tops en crochets ou robes brodées, arborent la petite rue principale du El Pueblo de Tulum : l'Avenida Tulum. Côté plage, un paysage paradisiaque se dessine.. Entre sable blanc et eaux turquoises presque transparentes, balancelles et hamacs tendus entre deux palmiers, c'est un véritable havre de paix, et ce, malgré les algues sergasses. Le village, comme la plupart de ceux longeant la Riviera Maya, est divisé en deux parties : l'une hôtelière, qui borde la mer, installée le long de la plage jalonnée de tiki-bars et autres vendeurs, l'autre par la ville, à proprement parlé, dans les terres, avec son El Pueblo. On vient ici profiter du temps et de la vie sans même réfléchir de quoi demain sera fait, avec une élégante décontraction.

La vie semble plus cool et détendue qu’ailleurs, c’est vrai. Mais le côté préservé n'est plus toujours vraiment visible.. C'est comme ça d’ailleurs pour toutes les stations balnéaires de la Riviera Maya. Ce sont des petits paradis pour vacanciers, presque exclusivement pour vacanciers, même si Tulum Playa a échappé, pour le moment, aux gros promoteurs infligeant d'énormes structures. Car ici, il n’y a pas vraiment de vie locale apparente, du moins là où vont tous les vacanciers, c'est à dire en bordure de mer (ne mettant souvent jamais un pied dans les terres), comme est le sort de Playa Del Carmen (voir ici l'article). D’ailleurs sur la plage, les seuls mexicains que l’on voit sont des ouvriers. Tulum reste néanmoins respectueuse de la nature, moins artificielle et beaucoup plus calme, comparée à ses voisines du Nord, Cancun et Playa Del Carmen. C'est dans son El Pueblo, son centre-ville local, que vous y trouverez son véritable coeur, loin des hôtels cinq étoiles, et que je trouve d'ailleurs bien plus beau, fleuri, étoilé de couleurs et d'art par ses nombreux street-artists qui viennent y déposer leur empreinte sur les murs de ses ruelles adjacentes..







Tulum était le plus souvent notre point de départ pour partir en vadrouille, sauf lorsqu'on explorait le Nord de Playa. Nous prenions un Colectivo pour 45pesos depuis Playa Del Carmen, puis nous partions soit en Bus Ado si le temps de trajet était supérieur à 1h, soit en Colectivo, s'il en était moindre. Idem pour le retour, Tulum était, pour la plupart du temps, notre arrêt de fin de journée, où l'on flânait après une grosse journée avant de rentrer à Playa Del Carmen la nuit tombée.. Comme je vous l'ai expliqué ici, sauf si vous prenez un Bus Ado d'un point à l'autre, les Colectivo, des bus locaux, s'arrêtent de ville en ville, et nous devions toujours nous arrêter à Tulum pour ensuite rentrer sur Playa Del Carmen - d'ailleurs même si nous prenions un Bus Ado lorsque nous allions loin, par exemple pour Valladolid, nous demandions toujours un retour sur Tulum, car cela nous revenait bien moins cher ensuite pour rentrer sur Playa en Colectivo ; que faire Valladolid - Playa directement.

Cherchant un petit endroit sympa pour prendre une bière, nous avons arpenté les petites rues à la recherche d'une pépite tranquille, loin des prix touristiques.. En tournant sur la Calle Centauro Sur, donnant sur l'Avenida Tulum, nous sommes tombées sur un petit bar sympa, au 249 : le El Milagrito.




Il est devenu notre QG, lorsqu'on passait à Tulum, son ambiance colorée et joviale, loin des bars-hôtels chics touristiques, nous a tout de suite faites chavirer.. On arrivait toujours pour l'happy-hour, qui proposait deux bières mexicaines pour 50pesos. On a pu alors goûter à la Victoria, à la Pacifico ou encore à la Montejo. Un soir, le patron est venu nous voir, en nous apportant une superbe Margarita aux couleurs criantes du Mexique, en nous demandant timidement si l'on pouvait poser pour le compte Instagram du bar (photo retrouvée ici). Puis il nous l'a offerte. So cute. Parfois, des chanteurs de rues viennent et jouent devant, chantants et jouants du banjo.. le temps que le soleil s'efface doucement, sur un rouge ocre merveilleux.





Tulum est aussi très appréciée et visitée pour son empreinte Maya, pour un de ses deux sites archéologiques, mondialement reconnu. Néanmoins, un autre s'y cache..


Les Vestiges Mayas de Tulum..

Les Ruines de Tulum

Connu pour son site maya du même nom, malheureusement assez pauvre visuellement, Tulum attire principalement pour ses Ruines majestueuses s'étendant sur sa colline : Les Ruines de Tulum, ou aussi nommées Tuluum, un de ses sites archéologiques. Ancienne cité maya mondialement connue, elle est un des symboles du Mexique aujourd’hui. Et rares sont ceux qui n’ont pas vu au moins une fois dans leur vie des clichés de ces fameuses ruines dominant la mer des Caraïbes. C'est le premier site archéologique que nous avons vu, et nous étions un peu déçues, même si l'endroit est vraiment beau, entre ciel, terres et mer, qui forment un mélange paradisiaque qui s'étend tout le long du rivage..

La ville s’appelait, dans l’antiquité, Zamá, qui signifiait « lever du soleil », ou en d’autres termes « demain », en langue maya. Son nom actuel, Tulum, signifie « enclos, murs, barrières ou remparts », faisant références aux murailles dont le site est entourés, et n’est utilisé que depuis récemment, alors que le site était déjà en ruine.

Selon certaines inscriptions, la cité a été fondée en 564, au VIème siècle, et était utilisée comme un port de pêche mais aussi pour le commerce vers d’autres cités de la région, étant à l’origine une forteresse de pêcheurs. Bien que des inscriptions datant du VIème siècle aient été découvertes, la plupart des vestiges qui s’y trouvent datent d’après 1200, au moment où Tulum atteignait son apogée. Pendant cette période, les activités commerciales des habitants du site s’étendaient à des lieux éloignés, comme en témoigne la découverte d’objets en silex et de poteries en céramique provenant de toute la Péninsule du Yucatán, d’obsidiennes et de jades du Guatemala, et de grelots et des bagues en cuivre de l’Altiplano. Suite à une étude menée sur certaines fresques à l’intérieur de ces bâtiments, il s’agissait plutôt d'une influence Mixtèque.

Tulum est le plus célèbre et le meilleur exemple du style de la côte orientale, nom qui désigne le type architectonique des édifices mayas construits sur la côte Nord de l’État de Quintana Roo entre 1200 et 1520 de notre ère. Se trouvant sur la colline la plus élevée de la région, un efficace système de défense, ce site était un établissement incontournable, et inévitable, pour toute route commerciale et pour l’exploitation des riches ressources maritimes de la côte du Quintana Roo. Tulum faisait partie de ces sites qui étaient destiné au Dieu Plongeur ou « dieu descendant », représenté avec les pieds au dessus de la tête. Ce n’est qu’à partir de 1250, que la cité a connu de nombreux statuts : que ce soit religieux, résidentiel, administratif ou encore civique. Elle était encore habitée par le peuple Maya jusqu’au XVème siècle, puis elle a été abandonnée. Des années plus tard, la majorité des villageois donnaient encore des offrandes à Tulum. Cependant, suite aux nombreuses visites des touristes, ils ont abandonné cette pratique..




Le Temple du Vent (incarné sur la première photographie) est un des éléments phares de cette cité Maya, c'est d'ailleurs l'édifice représenté le plus sur Internet, avant El Castillo. Ce temple était un lieu qui permettait de prévenir des tempêtes et des ouragans qui touchaient régulièrement la région. Perché sur sa falaise, c'est la plus imposante structure et la mieux conservée du site archéologique.

Tulum était un au lieu de pèlerinage pour les dignitaires mayas : ici, ils venaient honorées principalement le Dieu du Vent. Et le Temple du Vent en est une construction particulière.. Lorsque le vent se mettait à souffler un peu trop fort au travers de la construction, un son était émis, à la manière d’un souffle dans un coquillage. Alliant parfaitement l’architecture pour imiter la nature. Lorsqu’une alerte était émise, il pouvait prévenir très rapidement la cité de Muyil (que nous verrons plus loin) située à quelques kilomètres au Sud. Ils allumaient ainsi un feu au sommet du principal temple de Muyil, pour prévenir les autres cités mayas de la région du danger qui arrivait.




De part et d'autres, nous sommes tombées sur pleins de petits et gros Iguanes, statiques et dissimulés un peu partout.. Aux couleurs roches calcaires ou encore bien brin d'herbes.



La Casa de Chultun (photographies ci-dessus), dressée sur une colonne flanquée de perrons à l'Est et au Nord, est une construction qui fut certainement le logement d'un fonctionnaire important. Elle comprend un portique dont l'entrée est pourvue de deux colonnes, et d'un long et large couloir au centre duquel se trouve un petit sanctuaire. Il y a un peu plus de trente ans, la façade principale existait encore puis la poutre de bois qui la soutenait céda et la partie centrale s'effondra. Au-dessus de cette entrée, il y avait une statue de stuc qui représentait la tête d'un personnage maya.

Cet édifice est construit, plus brièvement, sur une plateforme rectangulaire avec des escaliers de chaque coté. Il servait pour l’usage résidentiel et doit son nom au chultún, un genre de citerne, qui a été excavé à l’intérieur, pour stocker l’eau de pluie. Les explorations ont révélé qu'ils pouvaient servir à accumuler de l'eau mais aussi, le grain de récolte. Lorsqu'ils se détérioraient, ils servaient pour des enterrements humains ou bien pour y réunir les ordures ménagères.




El Castillo (photographies ci-dessus), lieu principal des cérémonies, était un temple apparemment dédié à Vénus, mais rien est sûr. Son immense escalier mène à un temple soutenu par des colonnes en forme de serpent, peut être en rapport avec le Dieu Kukulkán.. ? Sur sa partie supérieure, se trouvent trois niches occupées par des figures en stuc, la figure centrale étant le Dieu Abeille. Côte à côte, il y a le Temple du Dieu Descendant.

Après la visite des diverses ruines (l'entrée du site est de 70pesos), deux activités nous ont été proposées, toujours englobées dans le prix de l'entrée du site par leur accès privé : la plage, par des falaises abritants des petites criques de sable où vous pouvez descendre gratuitement, ou une excursion en bateau, présentant différents arrêts à plusieurs ruines, cette fois-ci, vues côté mer, et quelques criques le long du littoral, ainsi qu'une ballade vers le récif de corail, le tout pour quand même 685pesos.

Les vestiges de Tulum ne sont certes pas les plus spectaculaires ou les plus raffinés, mais ils ont l’avantage d’être situés dans un cadre unique et grandiose, sur une falaise d’où la vue sur les eaux turquoises de la mer des Caraïbes est spectaculaire. En plus d’être la seule ville Maya construite en bord de mer, Tulum est l’un des rares sites à être protégé par une enceinte. Fait de calcaire, le mur de 784 mètres recouvre le site sur trois côtés, son épaisseur est de sept mètres d’épaisseur, tandis que la hauteur varie entre trois et cinq mètres.
La majorité des monuments qui s’y trouvent ont eu des fonctions cérémonielles. En effet, de nombreux rituels rythmaient la vie quotidienne des habitants. Des traces de peinture rouge sont très présentes dans certains édifices et deux forteresses y ont été construites : une à l'extérieur, servant de muraille externe (comme expliqué ci-dessus), mais aussi une à l'intérieur.. Créant alors, deux enceintes rectangulaires.
Car ici, en réalité, il n’était pas seulement question de fonction militaire.. Cette forteresse, cette seconde enceinte intérieure, séparait aussi, des élites urbaines, les paysans qui s'adonnaient à la chasse et à la pêche, en plus de cultiver le maïs. Un mur social, en quelque sorte. L'accès à l'intérieur de la grande enceinte était réservé aux familles de rang intermédiaire : les artisans, les militaires, les constructeurs ou les petits commerçants. Ils habitaient des paillotes construites en bois avec une toiture de chaume, sur des fondations en pierre. Dans un périmètre plus restreint (la seconde enceinte), seuls résidaient les grands prêtres et les nobles, incluant « l'Homme véritable », exerçant les pouvoirs d'un roi sur cette cité-État. C'est là, dans des immeubles de pierre recouverts de stuc souvent coloré en rouge, que se réglaient les questions d'ordre militaire, politique et religieux.



Les Ruines de Tulum ne sont pas les plus jolies ni les plus extraordinaires.. Nous nous sommes dit qu'il fallait le faire pour son côté historique, car ce qu'il en reste d'ailleurs et pour le moins moindre.


Les Ruines de Muyil

Il existe un second site archéologique maya, beaucoup moins connu ou arpenté par les touristes : Les Ruines de Muyil. Avec une entrée à 40pesos, le site archéologique de Muyil ou Chunyaxché vaut le détour. Il y règne une atmosphère particulière au milieu des temples, le matin à l’ouverture, lorsque les rayons du soleil s’immiscent à travers la végétation pour éclairer les ruines. Entre reconstitutions d'habitations mayas et temples, cette visite est très loin des paysages des Ruines de Tulum..

Les recherches indiquent que ce site a été occupé de 2500 av. J.-C. à 200 ap. J.-C. et de 900 ap. J.-C. au XVIe siècle. Il aurait été à une époque connecté aux temples de Tulum et contrôlé par la cité de Coba. Des objets retrouvés indiquent une occupation plus précise des lieux à partir de -350 avant JC et l’emplacement du site n’est pas anodin, il est bâti sur une position stratégique sur la route commerciale des Mayas.



La visite se termine par une grande pyramide : El Castillo. Haute de 17 mètres, elle cache derrière-elle, un petit sentier dans les bois menant à la Lagune de Muyil. C’est la raison pour laquelle il est préférable de terminer par cet édifice. L'accès au sentier est de 50pesos, c'est une petite randonnée sur une palissade de bois au milieu de la jungle. Au milieu de ce chemin menant à la Lagune, se trouve un mirador, une tour d'observation en bois qui s'élève au dessus de la forêt, laissant un moment pour admirer le panorama. Arrivé en fin au pied de la Lagune, une autre activité se laisse entrevoir..


Promenons-nous au bord de l'eau..

Au pied de la Lagune de Muyil, se trouvent des bateaux, appelés lancha, battant l'eau de la lagune à travers des canaux naturels vous amenant en premier lieu aux travers d'une Réserve Naturelle, puis à la mer, à Boca Paila. En effet, la lagune est directement liée à la mer de part ses canaux qui les relient entre-eux. Attention, tout autour de la mangrove se dissimule des crocodiles. Seul le tour en bateau vous permettra, d'une part de visiter cet endroit merveilleux, mais d'autre part, de vous y baigner, plus ou moins protégés par les skippers, qui connaissent l'endroit.

La Réserve de Sian Ka'an, signifiant en maya Là où nait le ciel, est une réserve naturelle de la biosphère, en d'autres termes, une zone reconnue et protégée au niveau fédéral au Mexique. Classée depuis 1987 par l’Unesco, Sian Ka’an appartient aussi au patrimoine mondial de l’Humanité. C’est plus de 400 000 hectares entre terres, mer et lagunes. Un site exceptionnel où les forêts luxuriantes contrastent avec les bleus turquoises de la mer des Caraibes et les nuances de vert des lagunes. Savoir que ces forêt tropicales abritent des mammifères emblématiques tels que le jaguar, le puma ou encore l’ocelot attise la curiosité.. Mais ce que l’on verra plus facilement à Sian Ka’an, c’est la grande population d’oiseaux résidents et migrateurs qui habitent ses zones humides : toucan, colibri, cigognes, ibis et beaucoup d’autres.. Tout est relié pour créer un écosystème unique. Comptez néanmoins 600pesos pour ce tour en bateau.
NB; quelques lamantins parfois s'y cachent!

Juste au dessus de Muyil, et toujours accessible sur la route 307, se trouve un autre lagon..

Pour 50pesos, accédez à un lieu privilégié et encore tenu secret par ses habitants : le Laguna Kaan Luum. Un bijou de mère nature, et signifiant terre jaune en maya, ce lagon en forme de O, a la particularité en ses bords de vous y donner pieds. À l'entrée, est installé un long ponton où vous pourrez vous allonger ou vous assoir tout en admirant autour de vous. Au bout de ce petit ponton, vous y découvrirez un cénote, cloturé pour éviter tout danger et repérable par son eau plus foncée, d'une profondeur de 82 mètres. Ici, vous pourrez y faire de la plongée pour environ 150pesos. Sinon, vous pouvez toujours retrouver les petits fish pedicure, bronzant assis, les pieds à l'eau. Encore ici, la crème solaire est interdite pour éviter de polluer les eaux.


(photo prise de haut par KimaTulum)

Les Plages de Tulum

Bien évidemment, le joyau de Tulum vient aussi de ses plages paradisiaques. La Playa Santa Fe, où l'accès se fait juste à côté de l'entrée des Ruines de Tulum, ou encore la Playa Pescadores juste après. La Playa Maya, la Plage El Paraiso ou la Playa Las Palmas.. Au Sud-Est de Tulum, vous trouverez la plage Sunrise Beach, encore pas occupée par les terres pleins d'hôtels et complexes, un endroit idéal pour nourrir des pélicans au couché du soleil, qui s'y rassemblent par dizaines à cet endroit.


Les Cénotes de Tulum

Dans la Péninsule du Yucatan, il existerait environ 10 000 Cénotes, des formations géologiques étonnantes. Ce qui offre une diversité incroyable : des petits, des grands, des profonds, des touristiques, des cachés, des aménagés, des sauvages.. Grosso modo, il s’agit de trous et puits naturels d’eau douce, des sortes de grottes à ciel ouvert dans lesquelles on peut s'y baigner. Il existe trois types de Cénotes : celles à ciel ouvert, celles complètement couvertes (ici des grottes) et celles qui sont un mélange des deux. Les Cénotes (du mot maya dzonot, qui signifie « trou d’eau », et se prononce cé-no-té en espagnol) sont une formation géologique résultant de l’érosion de la roche calcaire située au-dessus des eaux souterraines. Au fil du temps, l’acidité des eaux de pluie dissout le calcaire et crée des cavités qui s’agrandissent. Chez les Mayas, le Cénote était considéré comme une porte vers le domaine des morts (une sorte d'inframonde) : il était donc sacré et destiné à accueillir offrandes ou sacrifices, le gouffre représentant une bouche. La formation des Cénotes remonterait à plusieurs millions d’années, lorsque deux astéroïdes heurtèrent la Terre, fragilisant le sous-sol et engendrant le grand anneau de Cénotes qui se situerait à plusieurs dizaines de kilomètres du cratère..

Une combinaison de divers événements géologiques et de changements climatiques a créé un écosystème incroyable et unique. Au cours des 20 dernières années, des plongeurs expérimentés ont exploré ces grottes et ont découvert plus de 180 km de passages interconnectés et de grottes qui forment cet écosystème incroyable. Ces cénotes, incroyables dans cette partie du monde, offrent aux plongeurs certifiés la possibilité d’explorer quelque chose de différent.

Le plus connu dans les environs de Tulum est le El Gran Cenote, placé sur la route 109 en direction de Valladolid, où des petites tortues ont élu résidence grâce à une zone réservée pour elles. Sur la même route se trouvent aussi le Cénote Calavera, le Cénote Santa Cruz, le Cénote Car Wash, le Cénote Zacil-Ha. Au Sud de Tulum, sur la route 307 en direction de Bacalar, se trouvent, le Cénote Cristal avec juste en face celui-ci, le Cénote Escondido, puis le Cénote Naharon, le Cénote Dos Osos, le Cénote Dos Pisos et pour finir le Cénote Angelita. Je vous laisse checker les photos sur Google ou Instagram pour vous faire une idée. Certains, pour la plongée, sont époustouflants, mais attention aux âmes sensibles, comme pour le Cénote Angelita, où les abîmes font sens.. lorsqu'on y est.





Tulum finalement, c'est un joli village, l'un des plus vrais de la Riviera Maya, où l'esclandre hôtelière et américanisée n'y a pas encore fait son nid. Un village bohème, où le street art et la liberté qu'on y ressent en ses terres fait battre son coeur, fait battre nos coeurs.

Un mélange historique et naturel, de part ses Ruines, ses inscriptions et ses mythes qui font vivre une Histoire à travers les roches calcaires, marquées il y a des millions d'années.. De part ses cénotes, lacs et lagunes qui regorgent de mystères lorsqu'on y passe, dans le silence d'une mangrove qui parait infinie..


Tulum, c'est un peu un rêve, qui nous traverse..
et qui laisse derrière, plein de merveilles.





© Photographies Louise AVRIL
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