3 oct. 2018

Vamos a la Playa, Cozumel - Isla Mujeres - Holbox, Découverte de Trois Petits Paradis


À fleur de peau par l'invasion des algues sargasses, nous nous sommes tournées vers trois petits paradis du Nord-Est de l'État de Quintana Roo. En discutant avec d'autres touristes et parfois même des mexicains d'origines revenus en vacances ici, trois noms ressortaient souvent.. Cozumel, Isla Mujeres et Holbox.


Cozumel, Paradis des mers..

Cozumel, qui signifie Terre des Hirondelles en langue maya, est la plus grande île du Mexique et est depuis peu reconnue comme réserve de biosphère par l’Unesco par la richesse de son écosystème terrestre et marin. L’île, d’une largeur de 16 km et d’une longueur de 48 km, est principalement recouverte d’une végétation très dense et la majorité de ses habitants sont rassemblés dans la ville de San Miguel, un espèce de centre-ville. Le lieu n’est pas réputé pour ses forêts tropicales, mais bien pour la splendeur de ses récifs.

Cozumel, c'est avant tout une île aux deux ambiances.. Lorsqu’on arrive du ferry, on se retrouve nez-à-nez avec beaucoup de monde. En face, on tombe tout de suite sur des boutiques de luxe de renoms, sur des vendeurs rameutant les passants dans la rue.. Et une foule de taxis n'attendant que vous posiez le pied hors du port pour vous rugir dessus. Le tourisme et l’argent embaument clairement l’air. Heureusement, une fois quitté la rue du front de mer, la ville commence à prendre un tout autre visage : celui d’un village populaire. Quel plaisir de retrouver ces petites maisons colorées, à taille humaine, à moitié envahies par la végétation, où le silence règne.. L’île au premier abord paraît très urbanisée, mais il suffit de s’éloigner un peu à quelques mètres du centre pour découvrir son côté plus sauvage. C'est vrai, elle est en elle-même est très américanisée, mais en parcourant la route dans la longueur pour explorer l'ile, même si l'on tombe encore, parmi les plages, sur beaucoup de complexes hôteliers, avec leur accès à la mer privatif, plus l'on s'éloigne, plus l'on fait un retour dans le temps.. là où la nature prend sur l'urbanisation, là où il n'y a rien, juste quelques coccinelles des années 70, se comptant sur les doigts de la main, longeant doucement la route d'un seul sens..


Pour explorer l'île, ne faites pas comme nous.. Le mieux est clairement de louer un vélo, pour les plus sportifs, un scooter ou encore une espèce de mini-Jeep, afin de traverser Cozumel tant sur sa largeur que sa longueur, et parcourir la route qui borde la Côte Sud. Nous, nous sommes passé par les taxis, et clairement, on s'est fait allumées. Toujours négocier et fixer le prix avec les taxis avant de monter dedans sinon c’est la quenelle assurée, quitte a enregistrer en vocale le mec.. Néanmoins, nous n'avions pas le permis, moi le passant d'ailleurs à ce moment-là, et pas assez de temps pour le faire à vélos.

Concernant le snorkelling et la plongée en bouteille, les spots sont majoritairement tous concentrés sur l'Ouest de l'île, là où les rivages sont domptés par les complexes hôteliers et bars lounges. Sur la Côte Est, se trouvent les plages publiques : Ixlapac, Hanan, Punta Ixpalbarco, Punta Morena, Playa Chen Rio, Punta Chiqueros, Playa Bonita, Playa El Mirador et Punta Box.. Malheureusement pour nous, le courant des algues sargasses atteignait forcément en masse la Côte Est. Nous nous sommes donc retrouvées à chercher un taxi nous amenant sur une plage de la Côte Ouest. Après en avoir envoyé balader plusieurs, qui nous sortaient des prix faramineux, nous sommes tombées sur un chauffeur qui acceptait un prix plus bas, 130pesos pour deux. En rentrant dans son taxi, il commence à nous expliquer un certain nombre de choses sur l'île, les endroits que l'on peut faire (gratuits ou payants), le prix de leurs entrées et si ça valait vraiment le coup. Plutôt cool avec nous, on s'est dit qu'il était honnête. Ça nous a d'ailleurs fait beaucoup de bien sur le moment, car ça devenait vraiment rare ce genre de personne.. Du moins, il en avait l'air. En regardant les choix de spots privés qui restaient eux, sans algues, on s'est tournées vers le Torturas Beach Club, de part son spot mais aussi son prix et situé à peu près au milieu de l'île sur la Côte Ouest. En longeant la mer, j'aperçois ces multitudes de complexes qui s'échafaudent les uns par dessus les autres à la queue leu leu. Pas un partiel de plages publiques ne se fait entrevoir, pas un seul.. Plus on avance, plus je vois quelques bribes de morceaux minces de plage, se battant contre une marée un peu haute, mais qui n'attirent pas vraiment par la multitudes de roches grises sur la rives, laissant un espace moindre en sable.. Plus on avance, plus les concentrations touristiques se font rares et laissent alors place à un paysage naturel et sauvage, silencieux. L'architecture des épars complexes est devenue charmante, loin des modernités que l'on a l'habitude de voir. Luxueuse oui, toujours, mais elle a comme quelque chose d'historique dans son style. Le taxi se gare, nous ouvre la porte. On se dit, c'est bon, ça y est, on l'a notre plage, enfin ! Nous qui commencions à baliser du fait de nous faire entubées et dépouillées.. Le chauffeur nous dit même qu'il a des prix spéciaux pour l'entrée du Beach Club, moins chers que ce qui était proposé. Bref, la perle rare quoi. Et là.. c'est le drame. À peine posé le pied par terre, il nous balance que c'est 150. Après avoir gueulé pendant plusieurs minutes, lui ne bronchant pas et nous assurant que c'est le prix officiel, un peu seules au milieu de nul part et se disant qu'on va se faire allumées sinon à l'entrée, on finit par le payer, la haine aux lèvres. Il nous laisse à l'entrée et entre dans le complexe.. parler à d'autres mecs ! Je commence à me dire que tout ça n'est qu'une putain de supercherie. Mon dieu, qu'est-ce que je hais d'être une touriste. Mais fait-on ça sérieusement en France ? On paye néanmoins le prix moins cher que notre chauffeur avait suggéré, hallelujah. D'autres touristes sont présents, dieu merci j'avais peur du traquenard..

Plus civilisée que domptée, l’architecture ne s’harmonise pas vraiment avec la nature.. Même si elle reste charmante à regarder et qu'elle n'est plus compacte. Elle n’a rien de sauvage au premier abord, ni de particulier qui la distingue malgré ses beaux récifs. Mais l’attrait d'une plage sans algues nous a emportées vers ses rivages.. J'avançais dans ce complexe à reculons, toujours perplexe sans avoir encore vu notre petit paradis qu'on nous avait tant vendu, me laissant dire qu'on s'est faites avoir, vu le prix mince de l'entrée et des transats comparé à celui des autres. Je retombais presque dans cette colère, qu'il ne puisse pas y avoir de gens honnêtes, qui ne pensent pas tout de suite à se faire du fric sur le dos de jeunes mais au contraire à les aider et leur faire découvrir d'autres endroits.. et quelques pépites personnelles. En ayant vu cette Côte Ouest toute escarpée, je n'imaginais guère cette grande plage arborée sur la plupart des prospectus que l'on nous donnait avant de prendre le ferry, mon visage commençant à se liquéfier peu à peu que j'avançais. D'un coup j'entend Audrey, Louise regarde! Avançant d'un pas, j'arrive à la terrasse extérieure menant à la plage, je tourne alors la tête, en direction de la mer, et là surprise..








Ce petit lieu privé, même s'il était parfois arboré de roches à l'entrée du rivage, était tout ce qu'on attendait en terme de calme, loin des brouhaha incessants des grandes plages. Pour entrer dans l'eau, un petit escalier faisait office de passerelle. À peine dedans, le masque sur la tête, il suffisait de plonger la tête sous l'eau pour y découvrir une faune multiples et colorée. Malheureusement pour nous, nous n'avions pas de GoPro pour filmer ce spectacle. Et je n'ai pu prendre que de petits poissons attirés au rebord de l'escalier ; bien loin des énormités multicolores qu'on pouvait y voir.

Au milieu de l'eau, installé à l'écart du rivage, se trouvait une sorte de flottant extra large, où l'on pouvait s'allonger au soleil tout en étant bercé doucement par les vagues, leurs clapotis, ainsi que refroidis par l'eau qui se frayait un chemin et qui formait des minis puis d'eau fraiche où mettre son corps. On resté toute l'après-midi, entre cocktails et bronzette, snorkelling et transat.. Jusqu'au couché de soleil, silencieux et doré, attrapant le ciel et le sable dans un dégradé magnifique.


En rentrant en taxi, nous avons longé la mer, ses trottoirs vides, calmes.



Pour aller sur l'île de Cozumel, depuis Playa Del Carmen, nous avons pris la compagnie Winjet à défaut d'Ultramar qui faisait l'allé-retour à 390pesos. Ici, nous avons payé 350pesos. A peu près quarante minutes de bateau.


Isla Mujeres, Paradis des femmes..

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