27 févr. 2019

Cirés & Imperméables.. Comme un air de Festival ?

Autrefois considéré comme ringard voire un tantinet régressif, too much Petit Bateau et old school Bretagne, le « Ciré » a fait son grand retour. Devenu à la fois l'incontournable des journées pluvieuses et grisonnantes que celui des soirées printanières, on le retrouve partout, du port de pêche aux vestiaires des hommes et des femmes.

À la mi-saison, la veste de pluie peut s’imposer, même si notre chère Terre est pour le moins en ce moment assez tourmentée.. On passe alors de 2 degrés en décembre à une semaine plongée dans le coma ensoleillé approchant les 20 degrés tout d’un coup ; puis repassant à 6 degrés la nuit tombée.. Croisons les doigts pour ne pas retrouver le temps humide et venteux de novembre. Néanmoins, mars est bientôt là et ses giboulées n’ont guère disparues ces dernières années. Attention aux intempéries qui peuvent arriver et finalement faire demi-tour en fin de journée, vous laissant avec votre gros manteau d'hiver sous une température de début d'été. J'ai l'impression que toutes nos saisons sont devenues peu à peu très capricieuses.. Et cet hiver sonnant 2019 en est un exemple judicieux.

Même avec ce beau soleil et ses températures avoisinant les 15-20 degrés, dehors, je vois encore des gens en doudoune et gros manteaux d'hiver. Cependant, d'autres portent des trench et pour finir, je vois même des nanas déjà en mode été, opérant un style short et robe, les collants bien au fond du placard. Entre les pluies et averses qui surgissent et le yoyo des températures, on ne sait plus vraiment avec quoi se vêtir. On est alors tiraillé entre le manteau d'hiver, la doudoune légère ou carrément tout oublier et sortir le mince blazer, accompagné d'un foulard épais ou encore d'une écharpe pour se protéger du froid par moment.. et suffoquer de chaud la minute d'après. Le truc, c'est que la veste ou blazer certes, ne nous tient pas chaud et demeure parfait la journée lorsque le soleil tape, mais pourrait d'un instant nous transformer en chien mouillé et nous geler dès la première averse. En fait, rien de mieux que de trouver un petit ciré imperméable, léger mais couvrant de la pluie et du vent frais, pour s'habiller tout en style et avec lequel on n'aura ni trop chaud, ni trop froid, au cas où les températures se décideraient à monter ou descendre comme par magie.


UNE HISTOIRE VENUE DE BRETAGNE

L’origine du ciré jaune se perd dans l’histoire des pêcheurs bretons. À l'époque, les marins portaient un gros manteau - qui n'est qu'autre que l'ancêtre du ciré - enduit d'huile pour le rendre imperméable et teint en jaune pour permettre aux marins de mieux se faire repérer en cas de problème. Grâce à ce vêtement dont le jaune servait avant tout de repérage, ils se protégeaient du crachin et du froid, bien au sec et au chaud. Ce vêtement a été utilisé comme uniforme dans la marine pendant une vingtaine d’années, jusqu’en 1953.

Il consistait en une toile en coton imbibée d’huile de lin que l’on laissait sécher, qui rendait le coton imperméable. L’huile étant hydrophobe (impossible de mélanger de l’eau et de l’huile), les gouttes ne passait pas au travers.

Ces cirés étaient lourds de par le coton enduit d’huile, inconfortables et vraiment peu solides. En 1964, Guy Cotten s’installe sur le port de Concarneau et, avec son épouse, décide de mettre au point des vêtements en PVC plus résistants et lance alors leur propre atelier de confection de vêtements de pêche. À la demande d'un ami responsable de l'école de voile, ils réfléchissent à la conception d'une veste plus pratique à enfiler que la vareuse ou la veste à boutons pression.


« Pourquoi personne n’a encore imaginé un vêtement
qui soit aussi efficace que la vareuse et aussi pratique qu’une veste ? »


Un vêtement donc qui protège aussi bien du vent que le lourd coton enduit, tout en étant imperméable et plus rapide à mettre.. C'est la naissance du ciré Rosbras en 1966, en hommage à l'école de voile Rosbras-Brigneau. Ce ciré présente cette fois-ci une fermeture à glissière et un rabat double velcro, alliant légèreté et résistante et devient la référence de la profession. Comme bien d'autres produits naturels, l'huile de lin allait forcément s'effacer devant une matière synthétique aux multiples usages.. C'est alors que le vinyle est mis en avant. C'est d'ailleurs lui qu'on utilisa pour les disques 45 ou 33 tours, retrouvé ici, sur la base d'un ciré moderne. 

Les vêtements durent trois fois plus longtemps et le gain de confort est unanimement reconnu, au point de dépasser son usage premier, bien loin du secteur de la pêche, jusque dans toute la Bretagne.. Et bientôt dans le monde entier. Dès lors le ciré jaune devient la référence du vêtement de pluie, au point que dès la fin des années 60 et dans les années 70, il devient une véritable bête de mode.


Le ciré, en réalité, était déjà très installé comme vêtement de pluie depuis les années 30. À cette époque, il se nommait Imperméable. Dans le célèbre film de 1938, Le Quai des Brumes de Marcel Carné, l’actrice Michèle Morgan porte déjà un béret et un imperméable en plastique transparent. Derrière ? Coco Chanel. L'impact du film est tel, qu'il popularise cette tenue - d'autres films reprendront d'ailleurs ce même ensemble, comme Joan of Paris. Quant aux USA, cette tenue de pluie vit un vif succès dès les années 40 et en 1952, elle est mise en avant par un long ciré jaune dans le film Singin' In the Rain. Ce manteau finit par se généraliser et devient un des vêtements symboliques et de mode (notamment pour son côté brillant) dans les années 1960 et 1970 par le travail de Guy Cotten, qui laisse place cette fois-ci à l'appellation Ciré, alliant enfin légèreté et imperméabilité. Le maxi ciré noir devient le pendant de la mini-jupe, tout deux, des emblèmes de la révolution vestimentaire des années 60. En 1980, il y en a alors de toutes les couleurs et de toutes les longueurs, et il connaîtra de nombreuses déclinaisons en combinant la légèreté et l'imperméabilité.


Il existe une différence entre vestes imperméables et vestes déperlantes : la déperlance est la faculté, pour un tissu, de faire glisser l’eau en son long en gouttelettes. L’imperméabilité est, elle, la capacité du tissu à empêcher la pénétration de l’eau. Un tissu imperméable peut absorber une certaine quantité d’eau (à l’inverse du tissu déperlant), mais ne la laissera pas atteindre l’intérieur du vêtement.


Entre vinyle, PVC, coton déperlant ou toiles cirées.. Jeux de transparences, unis, imprimés et empiècements colorés. Classiques ou déjantés.

Repris dès 1992 par Jean-Charles de Castelbajac, avec son fameux imperméable en plastique porte-cartes-postales ou encore par Chantal Thomass, ce ciré commence alors réellement sa mutation et reprend son impulsion en 2016, jusqu'à encore aujourd'hui..



D'un côté les vinyles, entre glamour et effet glossy

Popularisé par André Courrèges, créateur du Space Age, dans les années 60 (où déferle une vague pop art, explorant sans limites les matières et les couleurs) et dans les films cultes Belle de Jour ou encore Matrix, le ciré en vinyle, boudé pendant de nombreuses années par une image souvent liée à la vulgarité, fait son grand retour sur les podiums dès 2016, notamment lors du défilé automne hiver de Lanvin.

Décliné dans des tons vifs et doux, aux accents rétrofuturistes, ce ciré imperméable n'a jamais été autant d'actualité il y a deux ans. Pratiquement sur tous les défilés automne-hiver et printemps été 2017-2018 comme chez Miu Miu, Lacoste, Wanda Nylon, Marc Jacobs, ou encore Burberry et dans tous les lookbooks des marques de prêt-à-porter ces mêmes saisons, son aspect laqué, qui se voulait transgressif et original à une époque où on ne jurait que par le tailleur Chanel, reprend dans la tendance mais finit par se décalquer petit à petit sur des accessoires dès 2019.

Le vinyle fait son apparition en premier lieu sur les bottes, futuristes et colorées, et s’étend ensuite aux cirés et aux chapeaux. On loue alors les qualités imperméables de cette laque textile très solide, véritable révolution dans le monde de la confection. Pierre Cardin fait aussi parti des premiers à utiliser le vinyle en 1970, dans ses silhouettes géométriques.



Souvent noir, rouge, jaune ou vert, il se décline maintenant dans des tons ocres, beiges et sables,
mais tout aussi dans des couleurs fluorescentes telles que le rose en fuchsia ou encore
dans des tons pastels ou encore dans des couleurs vives telles que le bleu royal..



D'un autre les PVC, entre transparences, imprimés et couleurs

À l’instar du vinyle il y a de ça plusieurs saisons, le plastique est la star inattendue depuis un an maintenant. Vous avez certainement dû remarquer en faisant les magasins que depuis peu, une pièce ovni a fait son apparition dans les rayons des boutiques. Ce ciré en plastique transparent ou coloré, à poids ou encore imprimé, avec ou sans empiècements colorés - il y en a pour tous les goûts. En effet, durant l'automne et l'hiver, les tenues adoptées sont souvent composées de pièces assez sombres.. Néanmoins, il arrive de vouloir se faire plaisir en optant pour des touches colorées ou plus originales qui ne sont pas forcément en adéquation avec les manteaux et anoraks que l'on possède, eux, à la fifty shade of grey. C'est là que le ciré en PVC transparent entre en jeu.. un jeu des contrastes.

Tout reprend en automne hiver 2017, où ce plastique translucide réapparaîtra chez Calvin Klein. Mais cette tendance ne s'essouffle pas.. Il réapparait de nouveau au printemps été 2018, avec Karl Lagerfeld, un clin d'oeil à l'avant gardisme de Coco Chanel. Matière phare du défilé Chanel au Grand Palais, cette collection présentait des cirés et accessoires en PVC transparent tels que des sacs, des chaussures ou encore des chapeaux. Puis encore sur les podiums, à l'automne hiver 2018 chez Balmain, dans des tons irisés, holographiques et iridescents, idem chez Miu Miu au même moment, chez Christian Cowan dans un transparent vert fluo et de nouveau au printemps-été 2019, au défilé Louis Vuitton.

Le PVC se décline aussi bien en accessoires qu’en vêtements. Jouant sur la transparence, le ciré transparent permet de dévoiler notre tenue tout en restant au sec et au chaud, en alliant style et fantaisie. En d'autres termes ? Jouer de sa capacité à dévoiler, pour sublimer ce que l'on porte en dessous.





La tendance de la saison est inévitablement le rétro-futurisme,
toujours ancré dans une mode appelant au retour des années 80/90.



Mais aussi les toiles cirées et cotons déperlants, eux matifiés

À l'origine, il était hors de question d'utiliser un coton classique, car le tissu absorbait l'eau par capillarité à la moindre averse. Il fallait donc une matière technique, sans qu'elle en ait trop l'air, pour la porter dans des tenues habillées. Vient alors une matière 100% coton aux étonnantes propriétés face à l'eau : le Ventile. Tout commence après la Seconde Guerre Mondiale, lorsque les Anglais ont développé ce tissu très performant et respirant pour les combinaisons de survie des aviateurs de l'armée. C'est la première matière déperlante et imperméable de l'histoire.

Dans les années 30, avec le boom de l'industrialisation du textile, le gouvernement britannique craint une pénurie de lin, qui servait à fabriquer les tuyaux d'arrosage et seaux pour les pompiers. Il encourage alors les recherches pour remplacer le lin par du coton, après plusieurs recherches, ils assistent à la création d'un tissu au tissage tellement compact, qu'il retient l'eau. Tout s'accélère avec la Seconde Guerre Mondiale : les pilotes anglais d'Hurricane Fighter, de la Royal Air Force, doivent escorter des convois maritimes (convois de fournitures, de nourriture ou de matériel), mais la distance entre la base aérienne et le bateau est trop élevée pour l'autonomie des avions. Churchill propose donc de faire décoller périlleusement les Hurricane depuis un bateau avec un système de catapulte. Il fallait absolument augmenter les chances de survie d'un pilote de la RAF en eau froide. La solution ? Un tissu confortable à porter dans le cockpit, qui laisse passer la transpiration, mais qui devient imperméable au contact de l'eau. Le Shirley Institute, un centre de recherche spécialement dédié au coton, met alors au point le fameux Ventile, ce tissu 100% coton retenant l'eau. Les chances de survie dans l'eau passent alors à 20 minutes, ce qui laisse du temps aux sauveteurs pour arriver. 80% des pilotes ont pu survivre après l'amerrissage de leur Hurricane, grâce à leur combinaison de survie en coton Ventile. 

Aujourd'hui, les costumes de la RAF sont toujours faits en Ventile, tout comme ceux d'autres pilotes de pays de l'OTAN. Edmund Hillary, le premier alpiniste à avoir gravi l'Everest, portait des vêtements en Ventile pour son ascension en 1953. Aujourd'hui, la production est assurée en Suisse par le tisseur Stotz.

Quant à la toile cirée, elle a été inventée en 1874 par Eugène Maréchal, propriétaire des Établissements Maréchal à Vénissieux, dans la banlieue de Lyon. La toile cirée est un tissu de coton ou de lin recouvert sur sa face recto de plusieurs couches d’huile de lin qui le rendent ainsi totalement imperméable. Utilisée pour les nappes à l'origine, cette matière tend par la suite à s'opérer sur le ciré.

Ces deux matières, faites de coton, donnent cet aspect lisse et rigide qu'on retrouve aujourd'hui dans les imperméables brutes et basiques souvent dits originals et vus chez Aigle, Armor Lux, Barbour, Hunter.. bref, toute la clique Nature brute. La toile cirée peut donner un petit effet brillant, mais tout deux, par le coton, tendent plutôt sur un effet mate. Dès 2016, on le retrouve chez Céline, puis en 2017 au défilé Kenzo donnant un air technique au vêtement. Au printemps été 2018, il réapparait chez Valentino et Valentin Yudashkin, puis en automne hiver 2018 chez Christian Dior. En 2019, il est sur tous les défilés à la fashion week de Seoul, comme chez Daily Mirror, The Centaur ou encore Maxxij. À Paris, il est cette fois-ci dans des tons mates couché brillant, comme chez Hermès ou Miu Miu, donnant cet effet à la fois mate mais relevé par une sorte de pellicule par dessus apportant de la lumière.





En octobre 2018, la première boutique Rains débarque dans le quartier de Saint-Germain des Prés, rue du Four, à Paris et fait son entrée sur l’artère commerçante du centre de Bordeaux, rue Sainte-Catherine. Marque danoise et créée en 2013, elle propose à la fois des cirés imperméables tendances et fonctionnels, reprenant cet aspect brute et mate revenu sur le devant de la scène et dans plusieurs coloris. Aujourd'hui seulement, elle s'est adaptée aux tendances et propose aussi des modèles holographiques et brillants.

Beaucoup de marques dans le prêt-à-porter, comme ces dernières citées, n'utilisent plus de vrai coton (ou trop peu) et créaient leurs modèles en majorité via du polyester parfois enduit au polyuréthane (une matière synthétique pour imiter le cuir) pour donner cet effet toile cirée sur coton déperlant. Il faut savoir que le coton absorbe l'humidité et ne permet donc pas l'évacuation de l'eau, à contrario des fibres synthétiques. Cependant, contrairement au coton, toutes ne respirent pas et par conséquence, peuvent tenir (trop) chaud.



Ce qu'il faut comprendre ici, c'est que l'imperméable a fait son entrée dès les années 30. À l'époque, il était lourd et donc très peu pratique. Dès les années 60, le ciré apparait en Bretagne, cette fois-ci, en offrant légèreté tout en gardant son imperméabilité de départ. Ces deux vêtements sont 100% étanches et sont faits pour protéger de la pluie avant tout de chose car l'eau ne peut passer au travers. Concernant leurs matières, sur lesquelles ils ont été ensuite déclinés, leurs origines viennent de plusieurs endroits, à plusieurs dates, que ce soit dans les années 30 en Angleterre sur des parkas (RAF) pour le coton déperlant ou encore pour le plastique PVC et vinyle popularisé dans les années 60 en France sur des vêtements par Courrèges et Cardin, dans des créations aux allures futuristes.

Dès 2016, ces cirés et imperméables se déclinent dans toutes les couleurs et dans des coupes oversize, trapèzes, évasées ou cintrées, courtes ou longues, avec des manches droites, géométriques ou bouffantes.. Le vinyle reste le plus brillant, le PVC sert à la fois d'effet brillant (disons mouillé) que d'effet transparent, le coton déperlant est le plus mate, quant à la toile cirée, elle garde un effet mate même si parfois elle est légèrement lumineuse.

Aujourd'hui, on trouve ces cirés partout, de la fast-fashion aux vêtements haut de gamme et luxueux - principalement fait de cotons et/ou de polyester pour leurs membranes, avec une couche caoutchoutée faite de PVC ou de polyuréthane pour apporter leur brillance, leur imperméabilité et servir d'isolants. Oui, les matières synthétiques sont partout, néanmoins, je vous rassure, on trouve encore des cirés faits de matières nobles comme chez Stutterheim ou encore Hunter sur certains modèles opaques et 100% coton renforcés par un traitement déperlant. Concernant les effets brillants et transparents, seul le PVC et le polyuréthane sont à même de pouvoir faire ça ! Ils seront donc forcément sur la couche supérieure, remplacement le coton enduit d'huile de l'époque, lui bien trop lourd au porté.

Le meilleur ciré est un ciré à la fois étanche pour protéger de l'eau et isolant pour protéger du froid, mais tout aussi aéré et respirant. En effet, cette dernière qualité est plutôt la bienvenue en ce moment, car le but n'est pas de creuver de chaud lorsque la pluie se fait entrevoir sous 15 degrés.. Beaucoup de marques font alors appel à des technologies telles que Gore-Tex ou en créant la leur directement. D'autres créaient leurs cirés avec des ouvertures ou encore avec des matières microporeuses (synthétiques), qui permettent de ne pas laisser l'eau passer par des pores beaucoup plus petits qu'une goute d'eau, tout en laissant donc le corps respirer. Bien évidemment, ce n'est pas le cas de toutes et les matières utilisées ne sont pas toujours des plus respirantes.. Néanmoins, détrompez-vous, ce n'est pas toujours là où on le pense.

Pour les cirés 100% polyester en doublure, donc pour leurs membranes, il est judicieux de les choisir fins ou possédant des ouvertures (fentes d'aération, ciré évasé et non serré vers le bas..) afin de laisser le corps respirer et ne pas suffoquer de chaleur lorsqu'il fait chaud (et qu'il pleut). Il en va de même pour les 100% PVC ou 100% polyuréthane (eux souvent tout transparents), choisissez les très fins. Quant à ceux en coton pour leur doublure, aux revêtements sur finition déperlante, la matière fait déjà tout le travail en terme d'aération par ses caractéristiques naturelles.


Dans mes marques de prédilection, proposant souvent des versions brillantes, holographique et irisées, je citerais certaines du groupe Inditex telles que Uterqüe (modèle léopard)Zara qui offre des cirés légers, souvent longs, avec des design sortant du lot, ainsi que Pull and Bear qui propose aujourd'hui une collection assez large mêlant modèles crop & mi-longs - transparents & colorés. Mais aussi AsosTop Shop et Hunter pour les e-shops made in britain. La merveilleuse marque Jane Post pour New-York et Tokyo Laundry, elle, originaire de Chine. Du côté des pays nordiques, bien évidemment BeckSöndergaard et Rains, deux marques danoises et Stutterheim pour l'empreinte suédoise (et d'ailleurs ma préférée). Côté frenchy, je ne pourrais oublier de citer Armor Lux, qui propose pas mal de modèles vernis dans des tons bordeaux, rouge vif, bleu, blanc.. mais aussi iridescents depuis peu ; et Petit Bateau, pour des imperméables iconiques venus de la manche.


© Louise AVRIL
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2 commentaires

  1. Très bel article bien documenté, une question cependant: pourquoi l'imperméable ciré est-il refusé aux hommes depuis 40 ans? Moi en tant que mec, j'ai aujourd'hui 45 ans, je n'ai jamais pu trouver un trench ciré aux rayons homme des magasins de vétements, ni en vente par correspondance que ce soit en catalogue ou sur la toile. Les quelques impers cirés longs accessibles aux hommes sont des modèles utilitaires pas très beaux et informes. Et difficiles à trouver à part dans les coopératives de pécheurs...
    Les impers gabardines? Leur étanchéité est imparfaite, il faut les porter régulièrement au pressing pour l'entretien (couteux), pas top...Et les modèles hommes ont été supprimés des étalages à la fin des 1990's...
    Pourtant les cirés hommes ont bien existés jusqu'aux années 1980, j'en ai vu en photos, en ligne, extraits de magazines ou de pubs anciennes; l'acteur dans le film singing in the rain porte un trench ciré jaune, on le voit bien sur l'illustration que vous avez publié plus haut.
    Pourquoi ma copine a le droit de se protèger avec style de la pluie avec un magnifique et efficace long trench ciré noir ceinturé genre matrix, longueur aux chevilles et des bottes cavalières, et pourquoi doit-je me contenter de l'affreuse parka à capuche de monsieur tout le monde, informe, triste, et qui ne protège pas les jambes (et qui prends l'eau au bout de 15 minutes sous la pluie)?
    Quant aux bottes (oui les bottes, pas les boots ni les "écrase-merde"de chantier), ça fait au moins 25 ans qu'on en trouve plus pour les mecs...je me contente donc de mes chaussures basses qui prennent l'eau, comme ça je chope mycoses et rhumes...
    Quand on rentre d'une après-midi pluvieuse, ma copine est resté bien au sec avec son ciré et ses bottes et moi je grelotte, ma parka a pris l'eau, mon jean est trempé et mes chaussures basses ont receuilli toute l'eau du pantalon transformé en descente de goutière.
    J'aimerais que les créateurs de mode pensent aussi à nous, nous avons bien le droit nous aussi de nous protèger des éléments avec élégance, chiche?
    Personnellement, ma copine m'a arrangé le coup: récemment elle m'a acheté un long trench ciré bleu nuit ceinturé coupe trapèze à boutonnage croisé, grande taille, sur lequel elle a tout simplement créé une boutonnière à droite pour que je puisse le fermer dans le bon sens.
    Un très beau cadeau d'anniversaire; étant grand et mince, il me va comme un gant, je l'ai complété d'une paire de bottes hunter noires (sur ses conseils, très confortables en plus).
    La parka a fini à la poubelle.
    Dégenrons le ciré, bien porté ça va aux deux sexes. D'ailleurs ceux qui ont créé le ciré sont des hommes. Paradoxal?

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  2. intéressante réaction; il me semble que ce sont les marketingueurs qui sont coupables: en affichant l'idée que le ciré brillant doit être féminin, on doit en vendre plus aux femmes, qui ont un sentiment d'exclusivité... (oubliant que les officiers SS avaient tous des cirés noirs et que jusqu'au début des années 80, on trouvait des ciérs pour homme en France) sauf que les producteurs et commerçants sont incapables de promouvoir le ciré brillant, même réservé aux femmes (à l'exception notoire d'ArmorLux)...

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