20 oct. 2019

K-Way et Parka ultra légère, des manteaux coupe-vent dans le vent


Impossible de ne pas passer à côté d'eux, que ce soit dans les nombreuses soirées underground de Paris ou d’ailleurs (petit clin d'oeil) ou dans les rues. Après une saison dernière passée sous le signe des t-shirts FILA, d’Ellesse à gros logo et j'en passe, prônée par un retour aux années 80/90 mais surtout à un univers sportif toujours d'actualité aujourd'hui, le coupe-vent ou windbreaker automnal est de nouveau dans le vent au travers du célèbre K-Way et de la Parka, elle, devenue ultra-légère. Avec leurs fonctionnalités identiques et leurs designs outre-tombe revenus à la vie, ces pièces, déclinables à souhait, apparaissent parfaites en ces jours quelques peu frais mais encore parfois ensoleillés. De simple coupe-vent en nylon ou en peaux, à véritables pièces de mode, en 50 et 80 ans, le K-Way et la Parka ont connu une sacrée évolution, clairement inattendue.

Pourquoi le K-Way et la Parka ensemble ? Parce que leurs évolutions amènent à un même produit, un coupe-vent léger, aux allures sportives déclinées sur des tendances et styles urbains pour casser les codes. Même si ce sont deux tendances différentes et distinctes, l'une partant clairement des eighties et nineties, l'autre, s'inspirant de l'univers sportswear pour transformer complément son produit, en fait, elles sont intimement liées.. Et la Parka doit son évolution au sport, oui, mais tout aussi à la montée du K-Way..


LE K-WAY, un manteau revenu de loin, très loin..

Pour beaucoup d’entre nous, le K-Way est associé aux manteaux qu’on nous faisait porter étant plus petit lors de sorties scolaires, de balades à la mer.. Coupe ample, capuche à ficelles et matière en nylon, le K-Way, complètement déstructuré, n'a rien d'un vêtement chic. Rangé dans sa banane de même couleur, c’est plutôt un vêtement pratique qu’on a fini par redouter d’être forcé à porter vers la fin.. Comme Dany Boon l'explique si bien. Pourtant, depuis quelques années, il connaît un véritable tournant et devient une pièce de mode à part entière.

C’est assis à une terrasse du Café de la Paix à Paris en 1964, un jour pluvieux, que Léon-Claude Duhamel imagine le K-Way en cherchant comment s’affranchir des parapluies et des chapeaux. Quelques coups de crayon et un an plus tard, le K-Way est né et devient alors la première veste de pluie en nylon facile à transporter, grâce à sa banane créée à partir d'une poche où l'on replier le vêtement à l'intérieur. Pour l'histoire, l’idée première de Léon-Claude Duhamel était de l’appeler « en-K » (en cas de mauvais temps, par exemple) mais l’inventeur s'est rallié à l’idée de l'Agence Havas, proposant un nom plus vendeur et plus américain et « en cas » devint « K-Way ». Avant tout un vêtement utile, il est pratique et léger (ne pesant que 300 grammes). Bref, c'est un manteau facile à transporter et à ranger, unisexe, universel et au final, ultra simple. 

« Il faut bien comprendre que le K-Way a pris sa forme quasi-définitive à la cinquième année. Avant, il a beaucoup évolué. La deuxième ou troisième année, je jouais avec l'un des coupe-vent. Je le triturais dans tous les sens et, sans vraiment le vouloir, je l'ai rentré dans sa poche. A l'époque, il n'y avait pas encore de grande fermeture, et il y avait une grande poche plaquée au centre. Après l'avoir rentré dans sa poche, je me suis dit que ça pourrait être pratique de le ranger comme ça. On a alors travaillé à un moyen facile, et c'est comme ça qu'est née la banane. Au début, elle était tenue par un simple bout de tissu replié, puis ça a été un lacet, puis un cordon, et finalement un élastique. »
Léon-Claude Duhamel

Il faut savoir que les premiers exemplaires ont été vendus pour à peine plus de 10 francs par les 3 Suisses, en 1965. En fait, tout est parti d'une idée de les vendre dans les stations essences, avec des offres où, pour 3 francs en plus du plein, on repartait avec le coupe-vent. « La première année, on en a vendu 250 000 pièces, alors même qu'on n'avait pas les moyens d'en produire autant. C'était fantastique. »

En parallèle, à partir des années 1970, le K-Way devenu un énorme succès commercial, la marque s'associe avec l'équipe de France de ski alpin et développe une gamme de vêtements de sports d'hiver. Il entre par la même occasion dans le vestiaire officiel des clubs de football.

En 1980, ce même K-Way se retrouve sur les épaules de Sophie Marceau dans le film La Boum.



Entre temps, K-Way est copiée et devient victime de la concurrence asiatique et finit par disparaitre aux yeux du monde, passant de main en main, en vain. En 2004, la marque est rachetée par le groupe turinois Basic Net (son actuel propriétaire), qui possède aussi Kappa et Superga. Derrière ? Un but de repositionner la marque sur un segment premium. Pendant près de 10 ans, la marque va continuer d’être distribuée sur le marché étranger, exit son pays d’origine. C’est seulement en septembre 2013 que le K-Way fait son grand retour en France. En fait, même si les gens ne voyaient plus de K-Way dans les rues, la marque a toujours bénéficié d'un très fort capital sympathie..

En septembre 2013, la marque ouvre alors sa première boutique à Paris, rue Charonne, dans le 11ème arrondissement. Le défi ici est de séduire la nouvelle génération : le nylon est remplacé par une matière plus respirante et la coupe devient plus cintrée. Pour satisfaire le public parisien, la marque multiplie les collaborations, qui est un des points qui la aidée à retrouver ses galons : A.P.C, Versus Versace et Maje, en 2014 (photos ci-dessous). C'est d'ailleurs cette dernière collection capsule de Maje pour K-Way qui placé plus que jamais ce délaissé, au rang d'accessoires de mode les plus cool et chic. Dans cette collection imaginée par Judith Milgroom, on retrouvait 4 modèles de K-Way rétro et féminins, à la fois élégants et sportswear. Manches ¾ et imprimés léopard, le K-Way de Léon-Claude est ici totalement revisité. Cette même année, Basic Net fait appel à Marc Jacobs, qui le réinterpréte dans une version en coton imperméabilisé.



Malgré le fait que la marque soit devenue un nom générique pour un vêtement et qu’elle reste connue par le grand public, elle a tendance à renier son passé pour recréer une nouvelle perception du produit, tout en gardant un côté sympathique.

Bien entendu, côté prix, le constat est le même : le K-Way des années 90 qui coûtait à l’époque 65 francs à vu son prix augmenter de manière exponentielle.. Pour une pièce basique, on commence désormais à 99 euros sur les modèles originaux, pour passer à 139 euros pour les colletions de saisons, jusqu'à plus de 350 euros pour les modèles plus épais. Aujourd'hui, le K-Way se décline dans toutes les couleurs et affine sa coupe pour être à la pointe de la mode. Mais la marque ne renie pas totalement ses racines : à l’instar du patronyme de son créateur, les modèles Léon et Claude restent les grands classiques, toujours présents dans les collections permanentes pour mettre en avant l'empreinte Française et lui rendre hommage.


Parallèlement, l'avancée des tissus techniques et le positionnement haut de gamme des grandes enseignes de sport, aujourd'hui, l'élèvent au rang de pièce de mode, infiniment déclinable. En effet, depuis le retour des années 80/90 depuis déjà trois ans maintenant, le sportswear n'a jamais été aussi porté en même temps par différentes cibles, parfois à des opposés des plus total. Les grandes marques de vêtements de sport imposent alors leurs codes, des sneakers aux survêtements. Le K-Way apparaît comme la touche indispensable pour compléter cette silhouette nostalgique, rendant la dernière veste color blocks de Nike ou d'Adidas, l'accessoire le plus in.

Et toutes les marques semblent l'avoir compris, car depuis peu, elles proposent toutes leurs propres modèles, alliant effets techniques, couleurs, formes.. aux visuels des plus simples, reprenant alors son image ici d'origine. Toutes, veulent alors leurs modèles à la Fila, voyant, flash et coloré.


Aujourd'hui, on retrouve alors ce K-Way à la fois chez des marques déjà imprégnées d'un style urbain telles que Nike, Adidas, Reebok, FilaKappa, Puma, Ellesse, Champion.. où il était déjà implanté, mais tout aussi chez des enseignes de FastFashion telles que Pull and Bear, Bershka, Promod, Etam, H&M, Zara.. ou encore de marques moyen de gamme comme Caroll, Kookai, American Vintage (qui jusqu'à là, ne faisait que du coton ou de la laine)Sinéquanone.. et même aujourd'hui, chez des maisons de prêt-à-porter haut de gamme/premium telles que Sandro, Moncler, Liu Jo, Claudie Pierlot, Twinset, Ba&sh, Opening Ceremony ou encore Helmut Lang. Qu'elles aient un style classique ou qu'elles soient contemporaines, toutes, sans exception, se prêtent au jeu et l'adopte dans leurs collections, s'appropriant ses codes dans leurs propres univers. 

Quand le Luxe reste encore un peu frileux sur la tendance..


À partir de l'année 2017, il commence à apparaitre discrètement et timidement sur les podiums des défilés prêt-à-porter Croisières et Printemps/Éte, en plein pic et effervescence du bomber, notamment chez Paco Rabanne lors du défilé Croisière 2017 ou encore chez BurberryKenzo et chez des maisons à l'esprit sportif telles que Lacoste lors de leurs défilés respectifs Printemps/Éte 2017. Mais le ciré et l'imperméable font alors mouche et arrivent sur le devant de la scène, prenant un peu de place et l'effaçant, entre transparences et effet glossy.

C'est en 2018 qu'il s'élance un peu plus, même s'il reste très frileux, jusqu'aux défilés Croisières et Printemps/Été 2019 et 2020, où il apparait là, sur de nombreuses collections, comme chez Stella McCartney, Poiret, Paul & Joe, Louis Vuitton ou encore Mame Kurogouchi pour 2019 et chez Balenciaga, Christian Wijnants, Issey Miyake, Jarel Zhang, Tatras, Off-White, Nehera, PradaYeohlee.. pour les collections de 2020. Cependant, certaines maisons comme Christian Dior ou Hermès ne sautent pas le pas, ou garde cette pièce expressément pour le dressing masculin.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que le K-Way s'adresse plutôt à une cible jeune, celle d'ailleurs qui suit de très près ce retour aux années 80/90 qu'elle n'a d'ailleurs souvent même pas connues. Derrière, ce sont donc des marques essayant de s'approprier cette nouvelle cible, qui arborent ce type de pièces, à l'instar de Balenciaga par exemple.

Versace, Printemps/Ete 2017

Kenzo, Printemps/Ete 2017

Isabel Marrant, Printemps/Ete 2018

Juliana Jabour, Printemps/Ete 2018

Louis Vuitton, Printemps/Ete 2019

Nehera, Croisière 2020

Prada, Croisière 2020

Y.Project, Printemps/Ete 2020

Tatras, Printemps/Ete 2020
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La Parka ultra-légère, un manteau pourtant venu du froid

Alors que le mot « parqaaq » (en langue Inuit) signifiait chaleur et faisait référence au cocon chaud que garantissaient ces vestes lors de leurs créations, et ce, peu importe la température, la parka d'aujourd'hui, elle, toujours proche des premières esquisses, n'a plus grand lien avec son patronyme. Devenue ultra-légère et gardant sa longueur voir en l'élargissant, elle suit le renouveau du K-Way en se donnant une nouvelle allure proche de la tendance : souple, fine, protégeant de la pluie et du vent, mais.. plus vraiment du froid.

Vers 1909, Roald Amundsen, marin et grand explorateur norvégien, entame une exploration du Pôle Nord. Devancé, il décide alors d’un projet d'expédition inédit qu’il garde secret : se rendre dans une terre plus lointaine et être le premier homme à atteindre le Pôle Sud. Cependant, apprenant que le britannique Robert Falcon Scott, un officier de la Royal Navy et explorateur polaire s’apprête aussi à appareiller, il décide de réagir rapidement. 

Le 14 décembre 1911, il parvient à l’atteindre le premier, devançant son rival, grâce à des skis, des chiens et.. d'une large veste en fourrure et peau de phoque, dotée d'une capuche et s'arrêtant à mi-cuisse. Robert Falcon Scott se fera non seulement devancer d’un mois, mais mourra sur le chemin du retour avec ses 5 co-équipiers, tous victimes d’épuisement, de faim mais aussi de froid. En effet, pensant que cette tenue était désuète, il adopta un équipement plus moderne. 

Les clés du succès de Roald Amundsen ? Une préparation aiguisée, nourrie d'enseignements tirés durant sa précédente expédition au Pôle Nord. En effet, Amundsen avait compris toute l’importance des chiens de traîneaux pour son projet, mais aussi la supériorité des vêtements en peau de caribou ou en peau de phoque sur des vêtements modernes. Durant son voyage, il rencontra des populations inuits et aléoutes qui, depuis des décennies, résistent aux conditions climatiques rudes dans ces territoires en portant ce type de vestes cousues en boyaux de phoques.


Vers la fin des années 40, pendant la seconde Guerre Mondiale, la parka refait son apparition lorsque l'Armée de l'Air américaine entame des explorations polaires. Les pilotes américains, qui se heurtaient à des conditions climatiques extrêmes, furent munis d’une veste s'inspirant des équipements des esquimaux : la « USAF N-3B », une parka en laine imperméable, doublée, avec une capuche bordée de fourrure. 

Plus tard, en 1950, cette veste sera modifiée durant la guerre de Corée. Nommée parka « US - M51 » ou « fishtails » (car son dos se finissait en queue de poisson), cette nouvelle création, plus légère grâce à l'utilisation de coton et de doublures amovibles, large et moins chère, était prévue pour des missions hostiles. C’est d’ailleurs grâce à ce passage américanisé, qu'est né le nom que nous connaissons aujourd'hui : la Parka.


Dans les années 60, la parka Fishtail quitte les rangs de l'armée et devient le symbole d’un mouvement de protestation : de nombreux étudiants la décoraient de symboles de paix et de colombes. C’est aussi à partir de ce moment-ci qu’elle intègre les rangs de la mode, principalement du côté de l’Angleterre. 

En premier lieu, ce sont les « Mods », des jeunes londoniens branchés et se déplaçant en bande en chevauchant leurs scooters, qui l'adoptent et la portent sur leurs costumes, avec les modèles « US - M51 » ou encore « US - M65 », au moment où la folie Pop envahit l’Angleterre, menée par les Beatles, puis par les Stones, les Kinks et les Yardbirds. Ils portent le revers de leur veste très fin, aiment les cravates, les polos, et les mocassins « Penny Loafers », popularisés quelques années plus tôt par Kennedy. Ensuite, c’est au tour des Grunges de la porter, vers la fin des années 80 : Kurt Cobain, Pearl Jam ou encore Liam Gallagher (qui commercialisera d’ailleurs sa propre parka) avant qu'elle ne tombe dans l'oubli.


Dans les années 2000, la parka est reprise sous la forme de son premier modèle : capuche fourrure et manteau épais, cintré à la taille. Mais peu à peu, devenue trop commune, elle se transforme en manteau basique, dénué de personnalité.

En 2015, le tendance Athleisure, un croisement entre le streetwear et le gymwear, se fait entre apercevoir (avant de prendre véritablement de l'ampleur en 2016), prônant un mode de vie sain et prouvant que le style et le confort ne sont pas incompatibles : une tendance qui s’inscrit plus largement dans le mouvement de « healthy attitude », touchant aujourd’hui tous les secteurs, de la cosmétique à la food, en passant par le lifestyle et la mode. Ici, il n'est pas question de retour aux années 80/90, tendance qui verra le jour deux ans plus tard, mais plutôt de tendance sport par essence. C'est d'ailleurs à ce moment que les marques telles que Nike, Adidas ou encore Reebok ont commencé à être (re)mises en avant, au travers des photographies Instagram d'influenceurs adeptes du fitness et prônant ce mode de vie, ainsi qu'aux collaborations faites, comme celle d'Adidas et Stella McCartney. La parka devenant sport, de plus en plus proche du K-Way, par sa souplesse, sa finesse et sa légèreté dites techniques à ce moment-ci, commence son évolution et revient sur le devant de la scène, transformée.

Mi-longue ou longue, souvent noire ou sombre, aux détails réfléchissant la lumière parfois, pour donner cette allure sportive et.. toujours dans un volume ultra fin, elle n'a plus grand chose à voir avec la parka army fourrée qui arpentait les fonds de magasins et dont plus personne ne voulait.

Julien David, Croisière 2015

T by Alexander Wang, Croisière 2015


Une Parka Technique à deux visages : sportive et allure

En y regardant de plus près, cette Parka s'inspire de plusieurs univers : le sport, comme on a pu le voir avec la tendance Athleisure, mais aussi pour moi de l'univers du skate, mis en avant depuis quelques années, notamment par l'émergence de la tendance du Workwear, plus ou moins au même moment et principalement masculine, avec des marques comme Carhartt, Neighborhood, Dickies ou encore Vêtements, mais aussi plus récemment du style Scrumbo, prônant des marques comme Thrasher et Rip'n'Dip.


Côté luxe, c'est aux défilés Croisière 2017 que la Parka commence visuellement sa mutation, jusqu'aux défilés Croisière et Printemps/Éte de 2019/2020 où elle mute distinctement. On la voit alors sous deux formes reprenant l'essence même du design original de la Fishtail : droite et structurée ; et déstructurée jouant avec le volume telle un K-Way, gardant dans les deux cas, sa souplesse par une matière fine.


Aujourd'hui, elle se décline en deux styles : la fermeture kangourou (qui s'enfile par la tête directement) et la fermeture droite (qui se ferme soit par des boutons à pressions, soit par une fermeture éclaire). Majoritairement longue, on l'a voit aussi mi-longue : alors très proche du modèle K-Way et de l'univers sportif qui la faite revivre.

Au niveau des épaules, elles sont toujours tombantes, la couture étant placée plus bas. Côté style, je dirais qu'il y a deux univers distincts : l'univers sportif, marqué par des parka à l'allure technique, forgée par des effets, des couleurs réfléchissantes ou color blocks, des accessoires ajoutés ou encore même des inscriptions. De l'autre, l'univers urbain, très emprunté au style japonais et marqué par des parka élancées et longues, un peu à la Matrix.

Les Structurées


Les Parka structurées sont souvent faite en coton déperlant. En effet, même si toujours souple, elle sont plus lourdes que les déstructurées pour permettre cette coupe et forme droite ou parfois trapèze.

Kenzo, Printemps/Ete 2017

Paul & Joe, Printemps/Ete 2017

Christian Dior, Croisière 2020

Victoria/Tomas, Printemps/Ete 2020


Les Destructurées


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House of Holland, Printemps/Ete 2019

Fila, Printemps/Ete 2020
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La parka a donc su traverser de nombreuses décennies en évoluant petit à petit vers un modèle plus fin. À l’origine faite pour combattre le froid, elle devient un accessoire de mode gardant un petit effet technique de coupe-vent pour la vie de tous les jours.

Concernant les marques, Makavelic, Awake NY, Acronym Rip N Dip Carathh Wip Stussy Dickies


© Louise AVRIL
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